À une époque où les données sont devenues l’un des atouts les plus précieux pour la prise de décision, savoir en tirer des enseignements utiles tout en protégeant la vie privée des personnes n’est pas seulement une compétence technique : c’est une nécessité stratégique. Ce principe a guidé une formation transformatrice de deux semaines, animée par SEADS Tech pour une équipe pluridisciplinaire de professionnels du Burkina Faso, issus de la Plateforme nationale d’information pour la nutrition (NiPN) et de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).
Une collaboration pluridisciplinaire pour un impact national
Ce qui rendait cette expérience particulièrement unique, c’était la composition du groupe. Des statisticiens, des informaticiens, des spécialistes des données et des professionnels de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des politiques publiques se sont réunis avec un objectif commun : mettre la puissance des données au service du progrès national.
Tout au long du programme, les participants ont suivi un cursus solide qui alliait les meilleures pratiques mondiales de protection des données et de gouvernance éthique à des méthodes de pointe en exploration de données et analyse prédictive. Ils ont acquis non seulement une aisance technique avec les outils et les techniques, mais aussi une compréhension plus profonde de la valeur stratégique des données dans le service public et l’élaboration des politiques.
À la fin de la formation, chaque participant a reçu une attestation de réussite. Plus important encore, ils sont repartis prêts à devenir des champions des données dans leurs domaines respectifs.
Des apprenants aux innovateurs
Le moment fort de cette initiative est arrivé lors de la dernière phase de la formation. Les participants ont été regroupés selon leur parcours professionnel et invités à concevoir un projet d’exploration de données répondant à des défis pressants du développement national. Ce qui a suivi était tout simplement inspirant.
Forts de leur connaissance du domaine et des nouveaux outils acquis, les groupes se sont attaqués chacun à un problème réel avec rigueur et créativité :
- Éducation : un groupe a utilisé des données démographiques et d’infrastructures pour repérer les meilleurs emplacements pour construire de nouvelles écoles, afin de donner la priorité aux communautés mal desservies selon les écarts d’accès et la densité d’élèves.
- Santé : une autre équipe a examiné la répartition des établissements de santé et les données sur l’incidence des maladies pour recommander des améliorations du réseau de prestation des services de santé, en particulier dans les zones rurales.
- Migration des populations : un projet particulièrement marquant s’est intéressé à la cartographie des migrations internes provoquées par le terrorisme et l’insécurité civile. Leurs modèles ont aidé à proposer des stratégies pour anticiper et atténuer les déplacements de population, une préoccupation croissante dans la région du Sahel.
- Accès à l’eau : conscient que l’accès à l’eau potable reste un obstacle majeur au développement, un groupe a combiné des données géospatiales et de recensement pour repérer les meilleurs emplacements de forage de puits, en optimisant à la fois le coût et l’impact.
- Gouvernance des données : enfin, une équipe passionnée de gouvernance des données a conçu un cadre national de gestion de l’accès aux données. Leur proposition comprenait un modèle robuste de contrôle d’accès, des normes de chiffrement et des mécanismes d’audit pour garantir la confidentialité, la sécurité et une gestion responsable des données.
Une nouvelle génération de champions des données
La passion, l’ingéniosité et le professionnalisme des participants ont dépassé les attentes. Ces professionnels n’ont pas seulement appris à utiliser des outils : ils ont adopté un nouvel état d’esprit. Un état d’esprit où les données ne sont pas seulement collectées mais cultivées, où la vie privée n’est pas un obstacle mais un devoir, et où la collaboration entre disciplines devient le moteur du développement national.
Avoir eu le privilège d’animer cette formation a été une grande source d’inspiration. Le chemin du Burkina Faso vers une gouvernance et une innovation fondées sur les données est bien engagé, et les graines plantées pendant cette formation produiront des effets durables dans tous les secteurs.
Ce n’est pas une fin, c’est un début. Le début de solutions conçues localement et fondées sur les données, portées par les propres experts du pays. Chez SEADS Tech, nous restons engagés à soutenir ces efforts et à contribuer à bâtir un avenir où la technologie et l’éthique avancent main dans la main pour une Afrique meilleure et plus résiliente.